SYNTHESE DU RAPPORT FOURNI PAR LE FORUM ECONOMIQUE MONDIAL 2012

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SYNTHESE DU RAPPORT FOURNI PAR LE FORUM ECONOMIQUE MONDIAL DE 2012
SUR LA GESTION DES RISQUES

Ce rapport a été diffusé lors du Forum Economique Mondial de 2012, et fondé sur les enquêtes de 469 experts issus de différentes sphères, industrielle, civile, gouvernementale ou académique.

Grâce à leur rigueur, on peut définir et regrouper ces risques sous les cinq appellations suivantes :
– le risque économique
– le risque environnemental
– le risque géopolitique
– le risque social
– le risque technologique

Le but de ce rapport est d’informer et d’alerter les décisionnaires sur la perception des risques, mais aussi d’illustrer les effets imprévisibles que ces derniers peuvent avoir sur des systèmes complexes. Leur impact, leur probabilité et leur interconnexion sont à déterminer, surveiller et analyser.
Plus l’impact d’un risque est grand, plus son interconnexion avec d’autres types de risques se révèlera rapidement, causant une réaction en chaîne de plus en plus difficile à maîtriser. La mondialisation élargit le champ d’action de ces risques, lesquels mènent ensuite à des dommages parfois irrémédiables. Il est donc nécessaire d’identifier et de prévoir ces risques afin de pouvoir offrir une réponse rapide, efficace sur les court et long termes, et ce pour toutes les parties concernées.
L’étude et la gestion des risques s’attachent non seulement aux secteurs industriels, mais aussi, sur une échelle mondiale, incluent l’étude de pays ou de régions entiers, dont la stabilité, ou l’absence d’icelle, peut avoir des conséquences graves ou inattendues, ces deux cas de figure rendant plus difficile toute intervention.
Le risque n’est donc pas synonyme de danger, mais en est la conséquence. Aussi l’évaluation des risques consiste à :
1) Identifier les dangers.
2) Analyser ou évaluer les risques associés à un danger.
3) Déterminer les moyens appropriés pour éliminer ou maîtriser ces risques.
Une fois cette méthodologie acquise, laquelle fut éprouvée par 7 ans de pratique, on peut ainsi dresser un portrait réaliste des risques attendus pour l’année à venir, le dit forum s’étant tenu fin Janvier.

Ce rapport comprend 3 études de cas, dont le résumé ci-dessous permet de comprendre l’ensemble du rapport :

– Les graines de la dystopie

La dystopie est le contraire de l’utopie, et naît notamment de l’impossibilité d’un gouvernement à répondre aux exigences civiles, économiques et sociales de ses citoyens. Quand le déclin des conditions économiques met en danger le contrat social, les différences fiscales s’en trouvent accrues. Les risques sont alors d’ordre socio-économique et débouchent ensuite sur un risque géopolitique (cf Le Printemps Arabe) ou sur une crispation sociale (cf le Mouvement Occupy).
Cette impulsion peut ensuite être amplifiée via la mondialisation et les progrès techniques dans la communication (média, notamment internet) et ainsi aboutir sur une crise d’ordre mondial. Les causes du mécontentement doivent donc être décelées ou prévues, puis jugulées, afin d’éviter l’anti-utopie.
Les causes majeures sont liées aux interrogations suivantes : comment améliorer la collaboration interétatique, nécessaire pour corriger les déséquilibres chroniques de l’emploi ; comment réduire les disparités de revenus, fournir des formations aux chômeurs afin de les préparer pour le marché de l’emploi ; quelles seraient les mesures à prendre dès aujourd’hui afin de fournir des emplois à la fois aux seniors et aux jeunes ; favoriser l’industrie empêche-t-il les graines de la dystopie de germer.

– La sagesse des garde-fous
L’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull en Avril 2010 est l’exemple le plus probant de cette étude de cas. Lors de cet évènement, le processus de gestion de crise appliqué était le même qu’en 1991, lors de l’éruption du Pinatubo, à savoir, l’arrêt complet de la circulation des personnes et marchandises par avion. Or, une quinzaine d’années d’avancées technologiques rendaient obsolète le dit processus. Ainsi, au bout de quelques jours, les tests scientifiques étant concluants, le trafic aérien reprenait, évitant ainsi le prolongement de la paralysie des transports de fret et de passagers par les airs.
Ce cas prouve ainsi les limites de l’empirisme lors d’une catastrophe, et la nécessité d’une réactivité au moins égale à l’impact du risque, afin d’en réduire la durée. Car si l’histoire peut se répéter, les conditions ne sont jamais les mêmes : évolution des techniques scientifiques, de la communication, ou tout simplement des facteurs géostratégiques.
L’importance des interconnexions des risques est également désignée comme l’un des défis majeurs des années à venir. La fréquence et l’efficacité des contacts entre experts de divers champs et domaines sont donc impératives pour la gestion et la résolution des risques.
Ainsi, la gestion de risques se doit d’être protéiforme, parée à toute éventualité, et ne laisser de côté aucun paramètre, aussi insignifiant semble-t-il. L’article conclut par les pistes de réflexion suivantes : comment éviter de suivre un modèle de gestion de crise rigide et obsolète et développer une approche du risque par anticipation globale ; comment éviter aux industries et gouvernements la perte de leur réputation lors de la propagation d’un risque ; comment unir les forces industrielles, gouvernementales et sociales pour faire face à un risque imprévu.

– Le côté obscur de l’inter-connectivité

La communication par internet est devenue incontournable et transforme nos habitudes de vie. Les nouveaux médias sont parfois des détonateurs non-négligeables dans une cause sociale ou politique (cf le Printemps Arabe et le Mouvement Occupy).
Cependant, un arrêt temporaire de connexion peut avoir des conséquences plus ou moins importantes selon l’organisme ou la personne visée. La cybercriminalité est en passe de devenir plus importante que la criminalité du monde physique. Les trois principaux objectifs de la cyber pègre sont le sabotage, l’espionnage et la subversion. Les pirates du web deviennent de plus en plus nombreux et habiles, rendant plus difficile l’élaboration de systèmes anti-piratage.
La jurisprudence sur ce nouveau moyen de communication et d’information demeure encore floue, ce qui accentue le sentiment d’impunité du « hacker », puisque les normes morales semblent distordues sur la toile : un téléchargement illégal n’est pas considéré de la même façon qu’un vol de DVD.
L’article offre en conclusion les pistes de réflexion suivantes : comment améliorer le partage de l’information tout en réduisant efficacement la cyber menace ; comment concilier le potentiel technique de nouveaux logiciels avec la menace permanente d’un détournement de son utilisation première ; l’anonymat est-il un droit inhérent à l’utilisation d’internet.

Ainsi, comme le conclut le rapport, la gestion des risques, en aval et en amont, tient toute sa place dans le monde d’aujourd’hui, sujet à des transformations drastiques, dont les conséquences ne sont ni prévisibles ni immédiates.
En mettant en place cette méthodologie de catégorisation, de surveillance et d’analyse des risques, on peut tenter de concevoir leurs suites possibles et proposer un scénario de riposte efficace en cas d’incident, ou dans le meilleur des cas, une amélioration à la base pour éviter ces effets vraisemblablement préjudiciables.

 

(Résumé et traduction fournis par Sophie GAUTHIER.
Le 28/08/2013)

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