Formation Primo du 22 Septembre 2009 à Lille

Filed in PRIMO dans la gestion des risques by on 30 septembre 2009 0 Comments

L’objectif de la formation, qui a rassemblé 12 participants dans les locaux de Lille Métropole, était d’appréhender le PCS, non comme une contrainte administrative, mais comme le moyen d’introduire le risque et ses conséquences dans le management public.

C’était l’occasion, pour les collectivités présentes, de se structurer et de s’organiser face aux risques auxquels elles sont exposées mais également d’échanger et partager leurs expériences. Les collectivités présentes, ayant pour la majorité réalisé leur PCS, ont témoigné d’un fort intérêt pour le risque pandémie, et c’est donc autour de cette problématique que les formateurs ont réorienté une partie du programme.

Richard Olszewski, élu à la communauté urbain de Lille, a rappelé en introduction la multiplicité des risques auxquels les collectivités territoriales sont soumises et la nécessité de les gérer. Pour appuyer cet aspect, Didier Raciné, Directeur du Mastère spécialisé en « Gestion des risques sur les territoires » de l’EISTI, a confirmé que « la gestion des risques c’est le développement durable des collectivités ».

En premier lieu, les intervenants ont rappelé brièvement  l’historique, le cadre juridique, les objectifs du PCS et les principes fondamentaux du projet.

Le PCS met donc en œuvre une organisation communale permettant de faire face à tout évènement majeur de sécurité civile. Il constitue ainsi une véritable opportunité du fait de la transversalité de son action et de la possibilité de mettre en place un véritable dispositif de gestion des risques. De ce fait, il permet de sensibiliser l’ensemble des acteurs de la collectivité et de développer la culture du risque au sein de celle- ci.

L’un des temps forts de la rencontre a été la présentation des principes de la méthode Ishikawa. Il s’agit d’un diagramme de cause à effet, cette méthode d’analyse constitue une aide à la décision pour corriger et résoudre un fait ou un problème existant. Les participants se sont alors livrés à un exercice qui consistait à réaliser un diagramme d’Ishikawa pour envisager et identifier les différents éléments à prendre en compte dans le PCS pour faire face à la restauration d’un nombre important de personnes hébergées dans un local municipal. Ils ont ainsi mis en avant plusieurs contraintes autour de cette problématique : y a-t-il le matériel disponible dans le centre de relogement pour la restauration (matériel de cuisson, tables, chaises,…), qui doit -on nourrir, pendant combien de temps, y a t- il des personnes disponibles pour servir, la commune a-t-elle réalisé des contrats avec ses fournisseurs ?…

Du fait de la situation actuelle, la principale préoccupation des collectivités correspondait à la réalisation des Plan de Continuité d’Activité ou des Plans de Continuité d’Activité des Services Communaux dans le cadre de la pandémie grippale et aux difficultés méthodologiques auxquelles elles sont confrontées.

Conformément aux attentes des participants, les intervenants ont tout d’abord abordé les points importants et les principaux enjeux qui gravitent autour du thème de la pandémie grippale : le contexte actuel, la symptomatologie, la contagiosité, l’épidémiologie, la transmission, les méthodes de prévention, les impacts opérationnels (absentéisme, contentieux, financier), les enjeux politiques et enfin l’intérêt de se préparer et de s’organiser pour faire face à cette pandémie afin de réduire les conséquences économiques et épidémiologiques du virus.

A ce titre, un débat particulièrement intéressant a eu lieu sur le degré d’anticipation des risques potentiels et notamment le risque contentieux où certains privilégient le bon sens et l’implication maximum (obligation de moyen) tandis que d’autres privilégient des règles strictes à respecter avec moins d’improvisation (obligation de résultat). Ce risque peut, en effet, s’avérer lourd de conséquence en période post- crise et peut se révéler dans trois cas particuliers.

Tout d’abord, le non respect des contrats en raison de l’absentéisme des collaborateurs. Un fournisseur peut ainsi être dans l’incapacité de respecter des engagements ou conditions contractuelles vis-à-vis de ses clients. Deuxièmement, en cas de défaut des fournisseurs et sous traitants, des produits ou services peuvent ne pas être livrés dans les conditions prévues. Enfin, en cas de contamination, dans la mesure où un « client » pourrait éventuellement attaquer l’un de ses fournisseurs pour l’avoir contaminé en n’ayant pas pris les précautions nécessaires.

Le rôle de la commune consiste donc à limiter les risques de contagion, protéger les acteurs, informer les populations, maintenir la capacité des services communaux pour faire face à la crise et à organiser la solidarité au niveau local.

Ces responsabilités nécessitent donc une organisation, au préalable, qui soit rigoureuse, de façon à être prêt si nécessaire. Dans cet objectif, le PCA a vocation d’identifier les différents services, processus et tâches devant être assurées, d’organiser et de mettre en œuvre les mesures visant à protéger le personnel.

La richesse des échanges, des méthodologies évoquées et des retours d’expérience partagés nous conduit, avec le soutien de l’EISTI, à renouveler cette manifestation.

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