région – Primo France https://www.primofrance.org La gouvernance du risque Wed, 01 Apr 2015 08:12:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 6850764 Nouvelle carte de France à 15 régions https://www.primofrance.org/2014/11/nouvelle-carte-de-france-a-15-regions/ Mon, 03 Nov 2014 15:37:49 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1522 nouvellecarteArticle des Echos à retrouver ici

Les sénateurs ont isolé l’Alsace, le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, mais pas le Nord-Pas de Calais.

Il s’en est fallu de peu pour que la nouvelle carte de France compte 16 régions au sortir du Sénat. Dans la bataille acharnée que se livrent les sénateurs autour du projet de loi de délimitation des régions , les partisans d’une scission entre Picardie et Nord-Pas-de-Calais ont bien failli l’emporter ce jeudi. Mais les sénateurs se sont finalement rangés à la version des députés et du gouvernement, mariant les deux régions.

Pour Raffarin, « ce débat est décevant »

La carte a malgré tout été largement retouchée. Les sénateurs ont confirmé leur souhait d’une France à 15 régions au lieu des 13 voulues par le gouvernement et l’Assemblée nationale. Ils ont scindé Midi-Pyrénées du Languedoc-Roussillon, et l’Alsace du bloc Lorraine-Champagne-Ardenne. Le sort des régions de l’Est a tout particulièrement déchaîné les passions. Transcendant les clivages politiques, peu consensuel à droite, il a vu s’opposer le camp d’une Alsace «isolée », emmenée par le président UMP de la région Philippe Richert, réunissant aussi des écologistes et des centristes, aux tenants d’une grande région Lorraine-Alsace-Champagne-Ardenne, parmi lesquels les sénateurs UMP François Baroin, François Grosdidier, et Philippe Adnot. Ces derniers, auteurs de l’amendement, n’ont pas réussi à l’emporter, malgré des voix de gauche, et le soutien du gouvernement, qui avait retiré son amendement (identique) dans la nuit. « Les sénateurs de la majorité alsacienne ont défendu avec force les intérêts de notre territoire », s’est félicité Philippe Richert.

Le gouvernement n’a pas davantage réussi à faire valider la fusion Midi-Pyrénées-Languedoc Roussillon. Cette fois encore, les débats auront été vifs. Le sénateur Jean-Pierre Raffarin s’en est même ému. « Ce débat est décevant. Le Sénat donne le sentiment que nous sommes tournés vers nos égoïsmes territoriaux. On était partis pour faire une carte et chacun veut faire la sienne », a -t-il lancé. Non sans tacler au passage le gouvernement. « C’est parce qu’il n’y a dans ce projet ni vision ni autorité ».

 

En savoir plus: le site du Sénat

]]> 1522 Compte-Rendu du Conseil des Ministres: Délimitation des régions https://www.primofrance.org/2014/09/1496/ Mon, 15 Sep 2014 12:54:25 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1496 Compte-rendu du Conseil des Ministres du 18 Juin 2014

 » PROJETS DE LOI – DELIMITATION DES REGIONS, ELECTIONS REGIONALES ET DEPARTEMENTALES, MODIFICATION DU CALENDRIER ELECTORAL ET NOUVELLE ORGANISATION TERRITORIALE DE LA REPUBLIQUE

Le ministre de l’intérieur, la ministre de la décentralisation et de la fonction publique et le secrétaire d’État chargé de la réforme territoriale ont présenté un projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, ainsi qu’un projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République.

Ces deux projets de loi fondent la réforme territoriale souhaitée par le Président de la République et le Premier ministre.

L’organisation décentralisée de la République, inscrite dans la Constitution, constitue un atout pour la France. Elle s’appuie sur une solidarité étroite entre l’État et les collectivités locales. Pourtant, au fil des lois de décentralisation successives, elle est devenue trop complexe et trop peu lisible pour les citoyens et les entreprises. Face à ce constat, la réforme territoriale poursuit trois objectifs principaux : simplifier et clarifier le rôle des collectivités locales ; faire des territoires les moteurs du redressement économique du pays ; renforcer les solidarités territoriales et humaines.

Le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République confie à cet effet de nouveaux blocs de compétences aux régions, au service du développement économique, de l’attractivité et du développement équilibré des territoires. Certaines compétences nouvelles leur seront transférées des départements ; il en va ainsi notamment des collèges et des politiques de mobilité (transports interurbains et scolaires, routes). Les régions pourront adopter des schémas prescriptifs qui garantiront la cohérence des actions menées par les différents niveaux de collectivités pour le développement économique et l’aménagement du territoire.

Les ressources, notamment fiscales, des régions devront être adaptées à leurs nouvelles compétences. Leurs modalités seront prévues par la loi de finances, après concertation avec leurs représentants. Avant la fin du mois de juin, le Gouvernement engagera une réflexion avec les élus pour moderniser le système des dotations aux collectivités, leur donner de la visibilité sur leurs ressources, et améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Le projet de loi relatif à la délimitation des régions et aux élections régionales et départementales dote, quant à lui, les régions françaises d’une taille adaptée aux enjeux économiques et de mobilité, qui leur permettra d’exercer à la bonne échelle leurs compétences stratégiques, de rivaliser avec les collectivités comparables en Europe et de réaliser des gains d’efficience. 14 régions métropolitaines vont ainsi se substituer, à compter du 1er janvier 2016, aux 22 régions existantes, par l’addition de régions actuelles sans modification des départements qui les composent.

Ainsi, ces nouvelles régions seront plus fortes pour engager des coopérations interrégionales en Europe, mieux placées pour attirer des talents dans leurs universités et leurs entreprises, mieux outillées pour soutenir les pôles de compétitivité et favoriser le développement des petites et moyennes entreprises, plus puissantes pour investir dans les infrastructures d’avenir et faciliter la mobilité des citoyens.

La réforme renforcera parallèlement les intercommunalités afin que la nouvelle architecture territoriale repose sur un couple région / intercommunalités. Les intercommunalités devront disposer d’une taille critique – 20 000 habitants au 1er janvier 2017 – organisée autour de bassins de vie. Des solutions spécifiques seront prévues pour les territoires faiblement peuplés et les zones de montagne. Les intercommunalités seront ainsi en mesure de mieux mutualiser leurs actions, d’assurer de nouvelles compétences de proximité et d’offrir aux citoyens les services publics de qualité qu’ils attendent.

Dans ce nouveau contexte et jusqu’en 2020, les conseils départementaux verront leur action recentrée sur leurs compétences essentielles (compétences sociales, soutien aux communes, notamment dans les zones rurales, financement des services d’incendie et de secours).

Afin de permettre aux électeurs et aux candidats de prendre connaissance de la nouvelle carte régionale suffisamment en amont des prochaines élections, le scrutin régional sera organisé, pour l’ensemble des régions, y compris l’outre-mer, en décembre 2015. Pour favoriser la participation et tenir compte de la nouvelle répartition des compétences entre régions et départements, qui résultera du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, l’élection des conseillers départementaux sera également organisée à cette date.

Cette réforme territoriale va de pair avec l’affirmation dans les territoires d’un État déconcentré, légitime et cohérent. Un débat spécifique a eu lieu sur ce point dans le cadre du conseil des ministres. Une feuille de route sera fixée aux fonctionnaires pour réussir la transformation de l’État d’ici la fin du quinquennat. Les agents de la fonction publique seront étroitement associés à la réforme, et toutes les garanties statutaires leur seront apportées.  »

Voir aussi: La Nouvelle Carte des Régions

 

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