Malte – Primo France https://www.primofrance.org La gouvernance du risque Fri, 20 Jun 2014 05:06:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 6850764 Il ne pleuvait pas encore lorsque Noé construisit son arche. https://www.primofrance.org/2014/01/il-ne-pleuvait-pas-encore-lorsque-noe-construisit-son-arche/ Mon, 06 Jan 2014 10:17:10 +0000 http://www.primofrance.org/?p=746 Il ne pleuvait pas encore lorsque Noé construisit son arche.
Source : The Times, Malte. Article du 18 Mars 2012. Auteur : John O’dea.

La gestion des risques dans le secteur privé est avant tout une question de protection de l’individu, de son entreprise ou projet, de ses employés face à la probabilité de futurs évènements encore indéfinis.
M. O’dea est l’un des membres fondateurs de l’Association Maltaise de Gestion des Risques (Malta Association of Risk Management), président de PRIMO Malte et secrétaire général de PRIMO Europe.

 

 

Une bonne gestion des risques laisse supposer un contrôle de futurs évènements possibles, et est une anticipation plutôt qu’une réaction. Au risque de sembler irrévérencieux, voire sacrilège, on peut sans l’ombre d’un doute affirmer que c’est bien Noé qui écrivit le premier manuel de gestion des risques. Il avait certes d’excellentes relations et un avertissement,  mais malgré le fait que pas un seul nuage ne se profilait à l’horizon et que le site de la météo prévoyait un temps radieux, il suivit ce conseil professionnel, et, tenant compte de la loi de Murphy, évalua les risques et construisit son arche, assurant ainsi la continuité de différentes espèces.

La gestion des risques consiste à identifier, analyser les facteurs de risque pour pouvoir y réagir, et ce tout au long de la vie d’un projet, afin de servir les meilleurs intérêts de ses objectifs. Une bonne gestion des risques laisse supposer un contrôle de futurs évènements possibles et est une anticipation plutôt qu’une réaction. Une bonne gestion des risques ne réduira pas seulement la vraisemblance d’un événement, mais aussi la magnitude de son impact, assurant ainsi la continuité d’une affaire.

La gestion des risques dans le secteur privé est avant tout une question de protection de l’individu, de son entreprise ou de son projet, de ses employés face à la probabilité de futurs évènements encore incertains. La gestion des risques dans le secteur public consiste à protéger la société des dangers qui pourraient l’affecter, et auxquels le gouvernement est tenu de répondre, comme les épidémies, les crises économiques ou financières, ou encore les catastrophes naturelles ; mais elle consiste aussi à protéger les résultats des entreprises et des organisations de service public.

Traditionnellement, les secteurs public et privé à Malte ont compté sur les assurances comme source principale de gestion des risques, confortés dans l’idée qu’après avoir fait ce que les assureurs leur demandaient de faire, après avoir payé les primes, le risque était totalement couvert. En ce sens, les entreprises ont encore à assimiler la prise de plus de responsabilités pour se protéger de futurs évènements négatifs. Ce dernier aspect est souvent motivé financièrement, puisque les directeurs exécutifs ne voient pas la raison d’aller au-delà des conditions d’assurance. Comme une perception impérieuse qui stipule que l’assurance est l’alpha et l’oméga de toutes les stratégies de gestion des risques. Clairement cette attitude n’est pas viable dans le monde des affaires actuel et des environnements opérationnels.

L’Association Maltaise de Gestion des Risques (MARM) a été formée avec l’intention de s’établir comme le principal corps de gestion dans les îles maltaises, avec une emphase sur l’augmentation de la conscience du besoin d’une bonne pratique de la gestion des risques et l’atteinte de tous les secteurs qui pourraient potentiellement bénéficier de la discipline. La MARM cherche à présenter la gestion des risques comme une approche complémentaire au management courant, qui prendrait en compte le résultat potentiellement négatif aussi bien que positif  d’une prise de décision.

Les chefs d’entreprise à tous les niveaux ne doivent pas s’attendre à ce que la gestion des risques résolve un mauvais management, ni ne compense des ressources inadéquates et une mauvaise prise de décision. La gestion du risque peut cependant réduire l’éventualité et les conséquences d’évènements qui pourraient affecter les organisations de temps à autre. De façon plus importante, une bonne gestion des risques consiste également à identifier les opportunités dans le risque, et c’est une idée très puissante dans le monde interconnecté d’aujourd’hui.

[…]

Lien vers l’article original :
http://www.primomalta.eu/2012/03/18/it-wasnt-raining-when-noah-built-the-ark/

Traduction fournie par Sophie Gauthier, Chargée de communication PRIMO France

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Conférence de l’UDiTE 2006, Malte https://www.primofrance.org/2007/01/conference-de-ludite-2006-malte/ Mon, 01 Jan 2007 15:00:40 +0000 http://www.primofrance.org/?p=145 8ème Conférence de l’UDITE, Malte, septembre 2006

Par Malene Mouritze Marfelt, Primo Danemark
Traduit par Isabelle Fayolle, Primo France

Comment une collectivité locale peut- elle tester son efficacité et par la même occasion offrir à
ses citoyens de meilleurs services publics ? Tel était le thème de la 8ème Conférence de l’UDITE (Union des Dirigeants Territoriaux de l’Europe) à Malte en septembre 2006.
Environ 200 collectivités de toute l’Europe étaient réunies sur la petite île ensoleillée par leur intérêt pour le sujet et leur envie de débattre sur les questions relatives à l’efficacité et à l’innovation.

Avant la conférence, le Conseil d’Administration de PRIMO Europe a officiellement signé les
statuts et la cérémonie a été suivie par une conférence de presse.

La signature des statuts de Primo Europe

Au premier rang de gauche à droite : Jack Kruf- Primo Hollande, Gérard Combe- Primo France, Allan Vendelbo- Primo Danemark, Adrain Misfud- Président de l’UDITE, Ronny Frederickx- Primo Belgiques

Le besoin d’une gestion des risques en secteur public pertinente
Les collectivités locales ont la responsabilité d’identifier et d’évaluer tous les types de risques de la société, c’est ce qu’a fermement soutenu Mr Jack Kruf, Président de Primo Hollande et membre du Conseil d’Administration de Primo Europe.
« Nous devons, en tant que cadres territoriaux savoir ce qui se passe à l’extérieur, à cause de notre fonction même. C’est très simple, nous devons penser intelligemment et sentir, observer, analyser. Nous devons également connaître le degré de tension sociale, combien de temps nos barrages peuvent tenir et quel serait l’impact de pluies violentes sur nos projets unicipaux » a expliqué Jack Kruf.

D’autre part, il a présenté brièvement Primo Europe. L’organisation a été créée par l’UDITE en 2005 avec comme objectif de faire de la gestion des risques une part essentielle d’une bonne gestion des services publics locaux. Primo Europe s’est rapidement développée alors que la demande concernant la gestion des risques au sein des collectivités locales européennes a fortement augmenté. Aujourd’hui Primo Europe assure le secrétariat de Primo Danemark,
Primo France, Primo Hollande et Primo Belgique. Les membres de l’organisation bénéficient d’une bibliothèque en ligne, de lettres d’information et de formation en ligne d’introduction à la gestion des risques.

Mme Lynn Drennan, Présidente d’ALARM (le Forum National du Royaume Uni pour la Gestion des risques en Secteur Public) a déclaré que « la mise en place de Primo Europe est une étape importante dans le vaste chantier européen de la gestion des risques. Elle a également  souligné l’importance pour Primo d’intégrer le standard FERMA dans ses travaux futurs sur les risques et les opportunités en Europe. Ce standard est traduit en 14 langues et met en place un processus stratégique en commençant par l’ensemble des objectifs et des aspirations des de l’organisation, à travers l’identification, l’évaluation, la réduction du risque et le transfert d’une partie des risques aux assureurs. Mme Drennan est impatiente de collaborer avec Primo Europe dans le développement et le partage de connaissances dans le domaine.

Mme Judy Jones, Consultante en gestion chez Marsh Angleterre a souligné que « la gestion des risques ne se limite pas à mettre l’accent sur le risques, mais également à chercher des opportunités. Si les collectivités veulent optimiser les leurs, elles doivent aussi prendre davantage de risques. Mme Jones a également affirmé que « la gestion des risques est un moyen d’accroître ses compétences et son efficacité. Par ailleurs, la formation constitue une part essentielle de la création d’une culture du risque au sein d’une organisation ».

M Gérard Combe – Primo France

En quoi consiste l’efficacité ?
Mr David Clark, Directeur Général de SOLACE Angleterre (Society of Local Authority Chief Executives and Senior Manager- Société des Dirigeants Territoriaux and des managers séniors) a présenté sa vision de l’efficacité dans les collectivités locales. Selon lui, « le but d’une meilleure efficacité, c’est d’accroître les compétences afin d’offrir un meilleur service public, plus performant mais aussi plus équitable. Etre efficace est un pré-requis incontournable pour la légitimité publique des impôts et des dépenses. On attend simplement des décideurs du secteur public qu’ils prennent les bonnes décisions».

Avant toute chose, les collectivités doivent garder à l’esprit ce qui est utile et efficace pour les citoyens et les communautés qu’ils servent dans le processus de décision. Ensuite, ils doivent faire un diagnostic de ce qui est politiquement et légalement possible. Troisièmement, leurs décisions doivent être basées sur une évaluation précise de la faisabilité opérationnelle. Selon Mr Clark, « le bon décideur est en balance permanente entre les trois pointes de ce triangle. » UDITE dans une nouvelle Europe Mr Didier Durafourg, Président du SNSGDCT, le Syndicat National des DGS en France, a présenté son point de vue sur les futurs enjeux auxquels l’UDITE devra travailler : La barrière de la langue, les différences culturelles et la variété des approches concernant la gestion ne sont que les défis les plus importants que l’UDITE devra relever dans les années à venir. De plus, Mr Durafourg a insisté sur le fait que l’intégration des pays d’Europe de l’Est à l’UDITE va exiger un travail ardu de toutes les parties prenantes.

Mr Byron Davies, Vice Président Senior de SOLACE, a souligné un point essentiel « Les membres de l’UDITE doivent être capables d’échanger les bonnes pratiques et d’avoir une qualification commune pour les collectivités locales en Europe ». Un des prochains projets de l’UDITE consiste à prendre part à la création, d’un Master en Gestion et Administration Locale. Le Bureau de l’UDITE est en ce moment même en contact avec différents partenaires à ce propos et songe à différentes solutions pour sa mise en oeuvre, son fonctionnement et son financement. Par ailleurs, Mr Davies encourage le secteur public à mieux considérer le PPP (Partenariat Public Privé) comme un bon moyen d’en apprendre d’avantage sur l’efficacité et l’innovation au profit de la société dans son ensemble.

Le Trophée de l’Amélioration de la Performance
Pour la première fois dans l’histoire de l’UDITE, un Trophée de l’Amélioration de la
Performance a été remis à une collectivité qui a mis l’accent sur l’efficacité et la performance
toute l’année dernière. Avec cette nouvelle récompense, l’UDITE entend valoriser cette
thématique et en même temps, assurer une reconnaissance du travail fourni par les collectivités européennes dans le sens d’une gouvernance locale plus efficace. Au total, 25 projets ont été nominés et 11 ont été sélectionnés pour faire l’objet d’une évaluation. Les critères de sélection du gagnant consistaient en autres en la création d’un véritable « plus » pour les citoyens, l’identification des courants à forte valeur ajoutée et l’arrêt de ce qui n’en présente pas. Finalement, le projet doit montrer que ses auteurs se sont efforcés de tendre à la perfection dans des améliorations permanentes.

Le Council d’Aberdeenshire en Ecosse a reçu le Trophée 2006. la collectivité a présenté « Kaizen » comme un moyen de changer la culture de l’organisation et d’agir sur les améliorations de l’efficacité et de la pertinence dans le fonctionnement du service public. En japonais, le terme « kaisen » signifie « faire quelque chose aussi bien que possible ». Mr Alan Campbell, Directeur des services de cette collectivité, était en charge du projet et a fait le commentaire suivant à sa remise du Trophée : « Je suis extrêmement fier et ravi des résultats et des avantages que nous en avons tirés et j’ai confiance dans le fait que nous verrons ceci se renforcer avec le temps. »

Parmi les 25 projets nominés pour la récompense figuraient un projet de budget pour l’aide sociale, un projet de communication, un projet de service « client » de qualité et un autre concernant de contact avec l’usager.

Mr Allan Vandelbo, Président du Conseil d’Administration de Primo Europe et ancien Président de l’UDITE, a chaleureusement remercié les participants pour leur intérêt et leur participation à la conférence. Il a conclut ainsi : « Le partage de connaissances et d’expériences à un niveau
européen est une nécessité pour que les collectivités locales européennes soient en mesure
d’assurer un service public compétitif et de qualité ». ]]> 145