collectivités – Primo France https://www.primofrance.org La gouvernance du risque Wed, 14 Dec 2016 10:23:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 6850764 Vers l’e-citoyenneté et l’e-administration : quels risques pour les collectivités ? – Compte-rendu d’atelier https://www.primofrance.org/2016/12/vers-le-citoyennete-et-le-administration-quels-risques-pour-les-collectivites-compte-rendu-datelier/ Thu, 01 Dec 2016 14:09:21 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1838 L’édition 2016 du Congrès du Syndicat National des Directeurs Généraux des Collectivités Territoriales a permis à PRIMO France de présenter et rappeler lors d’un atelier l’importance des cyber-risques et les enjeux majeurs qu’ils représentent dans le secteur public, en partenariat avec Marsh France. Vous trouverez en cliquant ici un compte-rendu détaillé de l’intervention de M. Gérard Combe, Président de l’association PRIMO France et de M. Thomas Graiff, Responsable Secteur Public chez Marsh France.

Retrouvez-nous également sur le réseau social Twitter https://twitter.com/Primo_France

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Le Plan Communal de Sauvegarde – dossier thématique https://www.primofrance.org/2016/05/le-plan-communal-de-sauvegarde-dossier-thematique/ Mon, 30 May 2016 09:44:45 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1818 Le Plan Communal de Sauvegarde, communément appelé PCS, est un outil fondamental pour organiser la sécurité civile et la sauvegarde des populations à l’échelle communale. Toutefois, la mise en place de ce dispositif indispensable peut être une véritable contrainte pour certaines communes. PRIMO France vous propose de faire la lumière sur le PCS à travers un dossier thématique que nous vous invitions à lire en cliquant ici !

Bonne lecture !

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Loi NOTRe : modification des compétences pour les collectivités territoriales https://www.primofrance.org/2016/02/loi-notre-modification-des-competences-pour-les-collectivites-territoriales/ Wed, 03 Feb 2016 08:56:28 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1722 La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), modifie les compétences des collectivités territoriales françaises et présente le calendrier des élections départementales et régionales. Elle constitue le 3ème volet de la réforme territoriale de la France, après la création des métropoles et après le redécoupage en 13 régions métropolitaines.

 

Quels changements ?

La loi NOTRe supprime purement et simplement la clause de compétence générale des départements et des régions. Ainsi, elle permet une redistribution des compétences aux collectivités, et de nombreux changements s’opèrent, même si chacune des collectivités conservent des compétences communes notamment en matière de culture et de tourisme.

La région.

  • Les régions sont renforcées dans leurs compétences sur le développement économique : elles auront notamment la responsabilité du soutien aux petites et moyennes entreprises, et elle devra fixer l’orientation de la politique économique régionale sur cinq ans via le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII).
  • L’aménagement du territoire : la Région est toujours tenue de rédiger le schéma régional d’aménagement durable du territoire (SRADDT), qui insiste donc dorénavant sur le développement durable, ainsi que sur la mobilité, la lutte contre la pollution de l’air, la maîtrise et la valorisation de l’énergie, le logement et la gestion des déchets. Celui-ci aura une valeur prescriptive pour les SCOT et PLU.
  • La formation professionnelle, la gestion des lycées
  • Les transports hors agglomération (transport interurbain par autocar, transport scolaire, TER…), y compris les transports scolaires
  • Mise en place d’un service d’accompagnement vers l’emploi, sans empiéter sur les prérogatives du Pôle Emploi

Le département.

François Hollande souhaitait leur disparition à l‘horizon 2020, mais ils en sortent maintenus et confirmés dans leurs prérogatives sociales.

  • Action sociale : RSA, allocations, logements sociaux
  • Gestion et financement des collèges
  • Réseau routier départemental

Il reste donc le maillon social de la chaîne territoriale française, et se voit conforté dans son rôle de soutien aux populations en situation de fragilité, d’accueil des jeunes, d’accompagnement pour l’autonomie des personnes et de développement social.

La loi prévoit également d’articuler les relations entre départements et métropole. En effet, une convention doit être signée avant 2017 concernant les transferts et délégations de compétences concernant la voirie. Dès le 1er janvier 2017, si aucune convention n’a été signée dans les trois ans entre les départements et les métropoles, les compétences du département (sauf les collèges) sont transférées de plein droit à la métropole.

Les communes.

Seul échelon à conserver sa clause de compétence générale, elles conservent leurs prérogatives dans tous les domaines, mais se voient contraintes d’adhérer à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), auquel elles pourront transférer certaines de leurs compétences.

  • Urbanisme : PLU, permis de construire, ZAC
  • Production, installation et distribution de l’énergie
  • Gestion et financement des écoles maternelles et primaires
  • Transport urbain et stationnement
  • CCASS, crèches, maisons de retraite

Attention cependant, à ne pas mésinterpréter l’intention du texte de loi ; cette obligation d’adhésion n’est pas une subordination des communes face aux EPCI. En effet, l’article 74 de la Constitution dispose qu’aucune collectivité ne peut exercer une tutelle sur une autre, et que celles-ci s’administrent librement.

Les EPCI.

L’on distingue deux types d’Établissements publics de coopération intercommunale ; les EPCI à fiscalité propre d’une part, comprenant les communautés de communes, les communautés d’agglomérations, les communautés urbaines, et les EPCI sans fiscalité propre d’autre part, comme les SIVU, SIVOM et syndicats mixtes.

Les intercommunalités devront être d’une taille minimale fixée à 15 000 habitants avec un plancher de 5 000 habitants (sauf exceptions notamment en zone de montagne). Ainsi, la carte des intercommunalités se transforme au fil du temps, entrainant fusions, réorganisations et mutualisations. Le seuil de 250 000 habitants inhérent au statut de communauté urbaine peut être contourné par les capitales régionales qui n’atteindraient pas ce plafond mais qui exercent d’ores-et-déjà toutes les compétences obligatoires d’une communauté urbaine. Leurs compétences seront définies en fonction des transferts des communes. Certaines compétences lui sont automatiquement transférées comme :

  • La récolte et le traitement des déchets
  • Le traitement et la distribution des eaux (obligatoire dès 2020)

Leur incombent également :

  • La promotion touristique du territoire
  • Les aires d’accueil des gens du voyage

Le transfert de la seule compétence « promotion touristique » est par ailleurs problématique dans son interprétation. La loi NOTRe concède la possibilité de créer un office du tourisme intercommunal or, selon le code du tourisme (article 133-3), ceux-ci ont pour missions obligatoires l’accueil, l’information et la promotion touristique (cf. question écrite n° 19189, JO du Sénat du 10/12/2015).

Concernant les syndicats, chaque membre doit être représenté par un membre de son organe délibérant et plus par une personne extérieure, et la fonction de délégué au sein des syndicats s’exerce désormais à titre bénévole.

Les métropoles.

Les métropoles de droit commun sont des EPCI qui récupèrent toutes les compétences des EPCI d’origine et exercent aussi des compétences en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, de l’habitat, de la politique de la ville, de gestion des services d’intérêt collectif et de protection de l’environnement. La loi NOTRe leur permet également de crée une Association d’information sur le logement (ADIL), qui était, jusqu’à présent, la prérogative des départements. Elles sont au nombre de dix depuis le 1er janvier 2015 : Lille, Rouen, Brest, Strasbourg, Rennes, Nantes, Grenoble, Bordeaux, Montpellier, Toulouse (à celles-ci s’ajoute la Métropole Nice-Côte d’Azur, créée en 2011).

Trois métropoles de statut particulier : Lyon (1er janvier 2015), le Grand Paris (1er janvier 2016) et Aix-Marseille-Provence (2016), qui cumulent les compétences des communes, des EPCI et du département, avec la possibilité de délégations ponctuelles de compétences provenant de la région ou de l’Etat.

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Les enjeux numériques de la loi NOTRe

Quatre grandes thématiques numériques sont filées tout au long du texte de loi promulgué le 8 août dernier : informer le citoyen, l’ouverture des données, la dématérialisation des actes et de certaines procédures et les compétences en matière de déploiement des réseaux.

Ainsi, la loi prévoit l’obligation pour la région de publier en ligne les modifications apportées à son schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires et le schéma d’amélioration de l’accessibilité des services au public. Les comptes rendus des conseils municipaux et certains documents financiers (notes explicatives de synthèse pour les communes ; rapports et note de synthèse pour les départements et régions) doivent également mis à disposition sur le site internet de la collectivité, en annexe du budget.

Les recueils d’actes administratifs devront également être publiés sur la plateforme numérique de l’entité, et il est également obligatoire pour les collectivités de plus de 3 500 habitants et leurs EPCI à fiscalité propre, de mettre en ligne toutes les informations publiques relatives à leur territoire dont elles disposent.

Enfin, une autre disposition centrale : l’obligation d’ici 2019 de dématérialiser les échanges de documents entre certains organismes et les comptables publics. Sont ainsi concernés les régions, les départements, les communes et EPCI à fiscalité propre de plus de 10 000 habitants, ainsi que certains établissements publics, notamment les centres hospitaliers.

On ne saurait trop recommander une vigilance toujours plus forte quant aux risques de pertes de données, de divulgation accidentelles de données sensibles et de piratage informatique, et de rappeler aux collectivités la nécessité de se couvrir contre les conséquences des cyber-attaques (voir notre rapport d’enquête à ce sujet).

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Quelques articles :

http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-discussion/projet-loi-portant-nouvelle-organisation-territoriale-republique.html

http://www.vie-publique.fr/focus/collectivites-territoriales-loi-notre-redefinit-leurs-competences.html

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2015/05/28/que-change-la-loi-notre-pour-les-collectivites-territoriales_4642897_4355770.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/07/16/la-loi-notre-pour-les-collectivites-territoriales-definitivement-adoptee_4686095_823448.html

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250269411716&cid=1250269389614

 

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Fonds de soutiens aux Collectivités : Mode d’emploi https://www.primofrance.org/2015/08/fonds-de-soutiens-aux-collectivites-mode-demploi/ Tue, 04 Aug 2015 13:17:15 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1680 Un arrêté est pris en application du décret n° 2014-444 du 29 avril 2014 relatif au fonds de soutien aux collectivités territoriales et à certains établissements publics ayant souscrit des contrats de prêt ou des contrats financiers structurés à risque, modifié par le décret n° 2015-619 du 4 juin 2015. Il précise la doctrine d’emploi du fonds de soutien aux organismes locaux ayant souscrit des emprunts structurés.

Conditions

Un prêt ou un contrat financier, ayant fait l’objet d’un accord de remboursement ou de résiliation anticipé antérieur au 1er janvier 2014 ne peut bénéficier d’une aide du fonds de soutien, quelle que soit la date d’effet retenue par les parties à l’accord.
Pour qu’un prêt ou un contrat financier éligible au fonds de soutien bénéficie d’une aide, les éventuels prêts ou contrats financiers mis en place dans le cadre de sa renégociation doivent être conformes aux dispositions de l’article L. 1611-3-1 du code général des collectivités territoriales.

(À savoir :

1° L’emprunt est libellé en euros ou en devises étrangères. Dans ce dernier cas, afin d’assurer une couverture intégrale du risque de change, un contrat d’échange de devises contre euros doit être conclu lors de la souscription de l’emprunt pour le montant total et la durée totale de l’emprunt ;

2° Le taux d’intérêt peut être fixe ou variable. Un décret en Conseil d’Etat détermine les indices et les écarts d’indices autorisés pour les clauses d’indexation des taux d’intérêt variables ;

3° La formule d’indexation des taux variables doit répondre à des critères de simplicité ou de prévisibilité des charges financières des collectivités territoriales, de leurs groupements et des services départementaux d’incendie et de secours. Les conditions d’application du présent 3° sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

II.-Un contrat financier adossé à un emprunt auprès d’un établissement de crédit ne peut avoir pour conséquence de déroger au I. Les conditions d’application du présent II sont fixées par décret en Conseil d’Etat.)

Les factures relatives aux prestations d’aide à la gestion de l’encours de dette structurée émises avant le 31 décembre 2013 ne peuvent faire l’objet d’une prise en charge au titre de l’aide mentionnée.
Lorsqu’un emprunt ou un contrat financier éligible à l’intervention du fonds de soutien a fait l’objet après le 31 décembre 2013 d’un transfert à une collectivité ou à un établissement public, lui-même éligible à ladite intervention :

  • le droit à déposer un dossier de demande d’aide auprès du fonds de soutien est réputé transféré à la collectivité ou à l’établissement bénéficiaire de ce transfert en même temps que le prêt ou le contrat financier ;
  • le calcul du taux de référence est réalisé à partir des données propres au titulaire du prêt ou du contrat au 31 décembre 2013.

Instruction des demandes

Le service à compétence nationale créé par le décret du 16 juillet 2014 instruit les dossiers de demande d’aide soumis par les collectivités et établissements éligibles au représentant de l’Etat dans leur département ou leur collectivité d’outre-mer de ressort, ou en Nouvelle-Calédonie. Aux différents stades de l’instruction il procède à la vérification des données nécessaires à l’appréciation de l’éligibilité des demandes et au calcul des aides et identifie, le cas échéant, les demandes complémentaires d’information nécessaires.

Pour l’octroi périodique des aides versées aux bénéficiaires ayant conclu avec le représentant de l’Etat une convention prévoyant l’application des dispositions du I de l’article 6 du décret du 29 avril 2014 susvisé, le service à compétence nationale créé par le décret du 16 juillet 2014 susvisé fait connaître aux parties signataires à la convention ainsi qu’à l’établissement mentionné à l’article L. 313-1 du code rural et de la pêche maritime chargé du versement des aides le montant octroyé, calculé à partir des informations communiquées par le bénéficiaire au titre des obligations mentionnées au IV de l’article 4.
Pour le bon accomplissement par le service à compétence nationale créé par le décret du 16 juillet 2014 susvisé de la mission mentionnée au II, la collectivité ou l’établissement requérant le bénéfice de l’aide du fonds de soutien a l’obligation de communiquer dans les sept jours ouvrés suivant leur signature au représentant de l’Etat, pour transmission au service à compétence nationale précité :

  • tout avenant ou modification portant sur le contrat financier ou le prêt pour lequel le bénéfice de l’aide est sollicité, y compris s’il prend effet postérieurement à l’attribution définitive de l’aide ;
  • tous contrats et pièces annexes participant du dispositif de renégociation d’un prêt ou d’un contrat éligible.

Nullité et suspension

Le non-respect de cette obligation peut entraîner la nullité, le cas échéant d’effet rétroactif, de la décision d’attribution de l’aide. Le service à compétence nationale précité peut suspendre les attributions d’aide par le fonds de soutien lorsque l’évolution des marchés financiers remet en cause l’adéquation des attributions d’aides à la situation des bénéficiaires. Dans ce cas, il soumet pour avis au Comité national d’orientation et de suivi instauré par l’article 10 du décret du 29 avril 2014 susvisé une nouvelle doctrine d’emploi du fonds de soutien dans un délai maximal d’un mois, sur la base de laquelle sera le cas échéant modifié le présent arrêté.

[…]

Aide

Pour un prêt ou un contrat financier ayant fait l’objet d’une décision d’attribution d’aide acceptée par le bénéficiaire conformément aux dispositions du V de l’article 2 du décret du 29 avril 2014 susvisé et d’un accord de remboursement ou de résiliation anticipé total, une aide est octroyée à la date d’effet d’un remboursement anticipé ou d’une résiliation anticipée. Le montant de l’aide octroyée à ce titre, qui, dans le cas cité au ii du b du I de l’article 2, ne peut être supérieur au montant maximal d’aide, déduction faite des éventuelles autres aides octroyées au titre de l’application des dispositions du présent article ou de l’article 4, est le produit du taux de prise en charge cité au a du I de l’article 2 par l’IRA mentionnée dans l’accord de remboursement anticipé du prêt ou de résiliation anticipée du contrat financier.
Sauf application du dispositif de versement dérogatoire prévu au II de l’article 7 du décret précité, le versement de l’aide octroyée, augmentée, le cas échéant, des aides octroyées mais non encore versées au titre de l’article 4, est réparti par fractions annuelles égales jusqu’en 2028 inclus.

En savoir plus : La Gazette des Communes

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Gouvernance numérique: un grand chantier pour les territoires https://www.primofrance.org/2015/08/gouvernance-numerique-un-grand-chantier-pour-les-territoires/ Tue, 04 Aug 2015 12:11:26 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1674 Le Rapport Akim Oural sur la gouvernance numérique vient d’être remis à Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique. Une cinquantaine de recommandations, un diagnostic sévère sur l’avancement des projets en cours dans les collectivités : que retenir de cet inventaire des objectifs numériques?

Dans la continuité des rapports Lebreton et des travaux du Conseil National du Numérique, Akim Oural propose un socle de réflexions et de propositions destiné à enrichir le débat public en pleine phase de recomposition territoriale.

Entre la crise et ses conséquences budgétaires, les réformes administratives et la redistribution des compétences, les mutations technologiques et l’évolution du comportement des usagers et des consommateurs, le déploiement du numérique et celui de la French Tech, les territoires ont été placés à l’épicentre d’un mouvement de transformation de grande ampleur. Plus qu’une menace ou un risque parfois ressenti par les acteurs de terrain, les auteurs y ont surtout vu « une formidable occasion de reposer la question des rapports entre le politique, le citoyen et le territoire et par là même de reposer celui de la gouvernance« .

Le rapport s’appuie sur un diagnostic sans complaisance, mettant en évidence les principales faiblesses des territoires en matière de numérique. Il valorise les actions « souvent très innovantes » lancées par les collectivités depuis plus de 20 ans en faveur du numérique – mais pointe aussi, en retour, la faible capitalisation et une diffusion souvent marginale des initiatives.
Celles-ci ont conduit à des situations paradoxales et notamment à la réinvention fréquente de solutions ou de services déjà initiés et réussis par d’autres. Ce mode de fabrication « solitaire » et en silos est attribué au développement du numérique dans les entités publiques locales, resté « en marge des autres politiques des collectivités« .
Autre élément de frein, les projets ont été portés par des directions des systèmes d’information (DSI) plutôt concentrées sur la technologie et sur le développement d’une culture de maîtrise d’œuvre de plateformes alors que « le véritable enjeu se situait plutôt dans la maîtrise d’ouvrage et la spécification des services« .
Si bien qu’à force de déléguer la stratégie pour se concentrer sur l’opérationnel, certaines collectivités ont aujourd’hui un déficit de savoir-faire. Certes, la place du numérique a évolué mais les rapporteurs déplorent qu’elle ne soit pas suffisamment vue comme « un objet stratégique porté par les directions générales de services« . Ils relèvent l’absence fréquente de plans « usages et services », outils pourtant nécessaires dans le pilotage stratégique et opérationnel des politique publiques.

Le rapport pose ensuite les principes d’une nouvelle gouvernance territoriale reposant sur trois dimensions : le respect des différents niveaux de subsidiarité, le développement plus massif de la mutualisation et le droit à l’expérimentation pour soutenir l’innovation.
La subsidiarité aborde la question de la bonne échelle des projets. De fait, l’échelle devrait logiquement rester variable selon la nature et la taille de ces projets. « Il nous semble important que la règle pose le principe du respect des écosystèmes existants souvent établis sur des dynamiques construites de longue date« , souligne Jean-Paul Leroy – l’un des rédacteurs -, directeur de l’innovation numérique à la Métropole européenne de Lille. En effet, depuis les années 1990, ces écosystèmes ont donné naissance à des structures d’accompagnement de la transformation digitale des territoires sous la forme de groupements, de centres de gestion ou de syndicats. « Ces structures de mutualisation constituent une richesse qu’il est essentiel de conserver et même de reconnaître officiellement », insiste-t-il.

La mutualisation pourrait notamment consister, comme le préconise le rapport, à mettre en place un socle de services fondamentaux accessibles en tout point du territoire par les citoyens et qui comprendrait pour chaque commune, quelle que soit sa taille : un co-marquage des services publics en ligne, l’accès aux services de fédération d’identité de France Connect, des services de proximité de base (tels que affaires scolaires, facturation de l’eau et de l’assainissement…), un dossier unique sécurisé permettant à chaque citoyen de déposer ses données administratives personnelles ainsi qu’un accès mobile à toutes ces informations.
« Cette initiative permettrait à toutes les collectivités de délivrer des services publics électroniques en ligne et de réduire en conséquence les inégalités d’accès et de qualité de services aux citoyens », assure un autre rédacteur, Christophe Pannetier, consultant TIC et conseiller municipal d’une commune de la Métropole.

EN BREF:

Susciter le réflexe numérique dans chaque collectivité (#1) afin que la question de son apport soit systématiquement posée dans les projets. Procéder à l’analyse de la valeur (#2) et à des évaluations pour mesurer les risques et impacts des projets. Nommer pour cela dans chaque exécutif local (+20.000 habitants) un élu (#4) et un coordinateur (#5) en charge du numérique.

– Affirmer le principe de subsidiarité selon lequel les collectivités peuvent intégrer le numérique à leurs compétences (#6), ce qui permettrait d’instaurer des feuilles stratégiques pour chaque territoire : région, département, EPCI, commune (#8) et d’associer l’ensemble des acteurs à une conférence annuelle de développement des politiques territoriales par le numérique (#9).

Accompagner la mutualisation et la capitalisation en termes d’ingénierie (#12), définir un cadre commun d’urbanisation (Etat-collectivités) dans une dynamique de co-gouvernance et une vision urbanisée des services publics numériques pour permettre l’émergence d’un socle de services communs (#14), promouvoir des boutiques d’applications thématiques (#16) et l’industrialisation des services (#17) et mettre en œuvre un observatoire des bonnes pratiques identifiées (#19).

Les autres propositions concernent l’ouverture des données, la simplification de la gestion des identités, le développement de lieux de médiation numérique et d’accélérateurs de projets publics et une politique de développement de la culture numérique en renforçant la formation.

En savoir plus : Localtis.Info

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Dégradation des finances des collectivités : investissements en berne https://www.primofrance.org/2015/07/degradation-des-finances-des-collectivites-investissements-en-berne/ Fri, 31 Jul 2015 14:26:10 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1666 « La dégradation de la situation financière des collectivités territoriales s’est amplifiée l’année dernière »

Tel est le constat d’André Laignel, premier vice-Président executif de l’Association des maires de France (AMF) et président du Comité des finances locales (CFL) dans le Rapport 2015 de l’Observatoire des finances locales (OFL).

Une évolution atone des recettes des collectivités locales a fortement contribué à cet état des lieux : une croissance en baisse (passée de 1,7% à 0,7% entre 2013 et 2014), mais un autre facteur déterminant a été bien sûr  la baisse des concours de l’Etat (-5,5%).

Ces facteurs sont à combiner au fait que les dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales et de leurs groupements ont encore progressé sensiblement (+2,3%).

Cependant, « Les collectivités ont fait preuve d’une bonne maîtrise de leurs dépenses en 2014, en particulier si l’on tient compte du fait qu’elles ont dû faire face à 1,2 milliard d’euros de dépenses nouvelles » – dépenses contraintes -, a commenté le président de l’OFL.

Ainsi, les dépenses de personnel ont progressé pour l’ensemble des collectivités de 4,1%,  chiffre lié aux recrutements massifs opérés du fait de la réforme des rythmes scolaires, sachant que les hausses du taux de la contribution employeur pour les retraites des agents et la revalorisation des grilles de salaires des agents de catégorie C et B entrent aussi en compte, pour plus du tiers de la progression.

« Les départements connaissent la plus forte hausse des dépenses de fonctionnement (+2,8%). Dans un contexte marqué par les difficultés économiques, ils sont confrontés au dynamisme des allocations individuelles de solidarité, dont la croissance a atteint 6,4%, pour atteindre 16,9 milliards d’euros. En hausse de 9,3%, les dépenses liées au RSA (d’un montant de 9,8 milliards d’euros) ont représenté 80% de cette augmentation », nous informe Localtis.

Conséquence : les dépenses d’investissement ont servi de variable d’ajustement. En repli de 7,8 % par rapport à 2013, elles ont atteint 54,1 milliards d’euros en 2014. Dans le secteur communal où, certes, la mise en place des équipes nouvellement élues a retardé le lancement des projets, le recul de l’investissement a été de 11,4%.

En savoir plus:  site de Localtis .

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Transition énergétique : la rénovation thermique des bâtiments s’organise https://www.primofrance.org/2015/05/transition-energetique-la-renovation-thermique-des-batiments-sorganise/ https://www.primofrance.org/2015/05/transition-energetique-la-renovation-thermique-des-batiments-sorganise/#comments Tue, 19 May 2015 16:31:44 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1636 La maîtrise de l’énergie dans les bâtiments publics et les copropriétés est l’un des défis majeurs de la transition énergétique pour les territoires et l’un des axes prioritaires du projet de loi porté par Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Des Epl immobilières et d’aménagement déjà en place ont été chargées par les collectivités d’intervenir sur ce créneau. D’autres sont créées spécialement.

Alors que la France se prépare à accueillir la Conférence internationale sur le Climat COP21, en décembre, à Paris, les collectivités locales s’organisent pour renforcer les performances énergétiques des bâtiments publics, mais aussi pour aider les copropriétés à faire de même. 600 000 immeubles et 8,5 millions de logements en copropriété sont concernés. Or, tous ceux qui ont été construits avant les années 2000 sont considérés comme étant énergivores. Aujourd’hui, le secteur résidentiel et tertiaire représente environ le tiers de la consommation d’énergie en France, et pèse pour plus de 17 % dans les émissions de gaz à effet de serre selon le ministère de l’écologie. Des chiffres qui pourraient être considérablement revus à la baisse grâce à la rénovation thermique des bâtiments.

Nombre de régions et de métropoles ont décidé d’agir à travers leurs Epl immobilières ou d’aménagement. La Métropole de Brest par exemple a créé avec la Sempi (Sem de portage immobilier), « Tinergie copro », un service dédié à la rénovation thermique. D’autres ont créé des Epl consacrées entièrement à la rénovation énergétique, telle qu’Energies POSIT’IF en Ile-de-France qui regroupe onze collectivités dont la Région et la Ville de Paris. La Sem accompagne les copropriétaires dans leurs démarches, leur garantissant une réduction de consommation d’énergie de 40 % minimum après travaux.

Les Epl porteuses de solutions

La Région Rhône-Alpes s’est, elle, associée à neuf collectivités pour créer une société publique locale Oser, spécialisée dans la rénovation énergétique des bâtiments publics, devenue l’interlocuteur unique de ses actionnaires dans toutes les étapes de leurs projets de rénovation. Tout comme Energies POSIT’IF, Oser utilise le dispositif du tiers financement dont commencent à s’emparer les Epl du secteur. Voté en mars dernier dans le cadre de la loi Alur, ce dernier permet aux Epl d’avancer le montant des travaux aux propriétaires, avance par la suite remboursée sur la base des économies d’énergie réalisées.
Autre initiative innovante : la création par les Sem strasbourgeoises Réseau GDS et Sers, ainsi que la Caisse des dépôts, d’une filiale dédiée à la performance énergétique des bâtiments publics alsaciens, baptisée EnerD2 . Celle-ci propose des contrats de performance énergétique (CPE) aux collectivités et bailleurs sociaux alsaciens.
Ailleurs, des projets de création d’Epl dédiées elles aussi à la rénovation thermique des bâtiments devraient également aboutir prochainement, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée, ou à Poitiers par exemple. Et les choses ne risquent pas d’en rester là. Les réglementations imposent aux collectivités de prendre toujours plus en compte les contraintes du développement durable et de s’engager dans le plan de transition énergétique. Les Epl savent leur apporter des solutions à la fois techniques, financières et opérationnelles à la hauteur des enjeux. Energies POSIT’IF par exemple, ambitionne rien de moins que le traitement de 50 000 logements par an en Ile-de-France.

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https://www.primofrance.org/2015/05/transition-energetique-la-renovation-thermique-des-batiments-sorganise/feed/ 1 1636
Adresse mail privée pour sa collectivité, mauvaise pratique https://www.primofrance.org/2015/04/adresse-mail-privee-pour-sa-collectivite-mauvaise-pratique/ https://www.primofrance.org/2015/04/adresse-mail-privee-pour-sa-collectivite-mauvaise-pratique/#comments Tue, 07 Apr 2015 15:28:27 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1624 Article de la Gazette des Communes

96 % des mairies de moins de 1 000 habitants et 73% des moins de 3 500 habitants n’ont pas d’adresse e-mail professionnelle. La plupart d’entre elles ouvrent des boîtes normalement destinées à un usage privé. Une pratique courante qui cependant pose question en termes d’image, de sécurité et de conservation de l’information.

Nombre de petites collectivités ont ouvert une adresse chez Orange, Free, Gmail ou autre alors qu’elles recevaient un ou deux messages électroniques par semaine ou par mois… Depuis, les citoyens utilisent de plus en plus ce mode de communication en lieu et place du courrier classique, et les secrétaires de mairie relèvent leur boîte à lettres électronique au moins une fois par jour. Mais les collectivités ont souvent gardé leur adresse grand public. Ainsi, selon le “Baromètre de la dématérialisation 2014” réalisé par JVS Mairistem, éditeur de logiciels de gestion à destination des collectivité, 96 % des villes de moins de 1000 habitants n’ont pas d’adresse e-mail professionnelle, 73% des moins de 3 500 habitants. Or, utiliser une adresse e-mail privée compte de nombreux inconvénients.

« Les boîtes e-mails privées sont associées à un certain amateurisme qui peut porter préjudice. A l’heure où le phishing est omniprésent, les nouveaux correspondants peuvent se méfier d’adresses e-mails non officielles. En effet, aujourd’hui, n’importe qui peut ouvrir une adresse de type nomdecommune@gmail.com ! », souligne Yann Duverdier, directeur marketing de JVS Mairistem.

Archivage

Lorsque les conseillers municipaux utilisent une adresse personnelle pour communiquer avec des administrés, partenaires ou prestataires, la collectivité n’a pas de trace des courriers qui pourraient être engageants, et donc devraient être archivés. Car la définition des archives issue du code du patrimoine est suffisamment large pour que l’on puisse considérer que les courriels constituent des archives publiques. De plus, lorsqu’un élu part, la collectivité n’a plus accès aux informations. « En mettant un e-mail professionnel à disposition de tous les agents et élus de la mairie, cette dernière garde le contrôle. Le conseiller municipal quitte la commune ? Pas ses e-mails », explique Yann Duverdier.

C’est d’autant plus important que les e-mails ont une valeur juridique. L’ordonnance du 8 décembre 2005 prévoit qu’une collectivité « peut répondre par voie électronique à toute demande d’information qui lui a été adressée par cette voie par un usager ou par une autre autorité administrative. » Elle impose également l’envoi d’un accusé de réception ou d’enregistrement.

Suspension du service

Utiliser une messagerie gratuite est aussi risqué. En général, les fournisseurs de ces adresses stipulent dans les conditions générales qu’elles sont à usage privé et que le service peut être suspendu. A l’inverse, avec une messagerie professionnelle, un contrat est établi avec l’hébergeur. Il prévoit des délais maximum de rétablissement du service en cas de dysfonctionnements, peut stipuler que les données doivent être hébergées en France… Yann Duverdier estime également que la confidentialité des adresses grand public peut-être sujette à caution : « une bonne partie des fournisseurs de messageries gratuites scrute le contenu des e-mails pour afficher des publicités ciblées. »

Autant de raisons pour professionnaliser son adresse e-mail.

Changer d’e-mail est simple

Il est tout à fait possible de changer d’adresse e-mail et de basculer sur une adresse professionnelle. « Un nom de domaine, avec une dizaine d’adresses e-mail et tous les outils collaboratifs tels que des agendas et annuaires partagés, coûte moins de 100 euros par an », affirme Yann Duverdier. Il n’y a pas besoin d’avoir un serveur, car ces messageries sont hébergées par le fournisseur.

Pour changer d’adresse il faut :

  • Déposer son nom de domaine du type @nomdelacommune.fr.

Quelques collectivités se sont fait cybersquatter leur nom de domaine. Cela est relativement rare, mais oblige à négocier pour le racheter. Il en a coûté 3500 euros à une collectivité qui n’avait pas pensé à renouveler son nom de domaine à temps.

  • Rattacher plusieurs adresses e-mail à ce nom de domaine.

Disposer de plusieurs adresses permet de créer des adresses génériques pour les commissions de travail, pour identifier les services municipaux par thématiques comme les affaires scolaires, l’état civil, les travaux, les manifestations etc.

  • Rediriger automatiquement les messages reçus sur son ancienne adresse sur la nouvelle.
  • Alerter par l’envoi d’un message automatique, en retour d’e-mail, ses interlocuteurs du changement d’adresse.
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https://www.primofrance.org/2015/04/adresse-mail-privee-pour-sa-collectivite-mauvaise-pratique/feed/ 1 1624
Dossier sur la Sécurité Informatique https://www.primofrance.org/2015/03/dossier-sur-la-securite-informatique/ Tue, 31 Mar 2015 12:52:03 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1617 Le magazine l’Essentiel du CIG Grande Couronne consacre un dossier à la Sécurité Informatique des Collectivités.
Le fichier PDF est disponible ici (en téléchargement libre).
Rendez-vous en page 6.

 

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1617
Les cyber attaques touchent les collectivités https://www.primofrance.org/2015/03/les-cyber-attaques-touchent-les-collectivites/ https://www.primofrance.org/2015/03/les-cyber-attaques-touchent-les-collectivites/#comments Wed, 18 Mar 2015 10:43:01 +0000 http://www.primofrance.org/?p=1608 Mercredi 12 Mars, la mairie de Toulouse a été attaquée par un virus informatique:

« Une cyber attaque a menacé le Capitole. Mercredi, le système informatique de la municipalité a été attaqué par un virus « Rançongiciel ». « Les informaticiens ont travaillé toute la journée de mercredi pour parer l’attaque, confirme-t-on au Capitole. Habituellement on sensibilise les agents sur les courriels frauduleux, la vigilance a été redoublée ».

L’alerte avait été donnée quelques jours plus tôt par une autre collectivité de l’agglomération récemment attaquée par le virus. « Rançongiciel ». Ce dernier qui crypte des documents se propage par l’ouverture de pièces jointes dans les courriels, le téléchargement de fichiers infectés et la navigation sur le Web. »

Voir l’article complet ici

Plus de 1 300 cyberattaques en France entre le 7 et le 19 Janvier

« Plus de 1 300 attaques sur internet ont été revendiquées, peu après les attentats en France, au nom d’organisations islamistes radicales, a déclaré le 19 Janvier le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, précisant qu’il y avait eu plus de 25 000 sites piratés. «Plus de 1 300 attaques ont été revendiquées par des équipes (de) hackers se revendiquant d’organisations islamistes» radicales, a indiqué le ministre, qui a visité la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire (PJ) française à Nanterre (Hauts-de-Seine). Une «réponse judiciaire commune», dont il n’a pas précisé la nature, a eu lieu. »

L’Assemblée nationale se penche sur le contrôle d’Internet

« Le premier ministre avait demandé à l’Assemblée nationale des propositions «dans les huit jours» concernant le contrôle d’Internet. «Elles devront concerner (…) les réseaux sociaux, plus que jamais utilisés pour l’embrigadement, la mise en contact et l’acquisition de techniques permettant de passer à l’acte», avait assuré Manuel Valls.

A l’issue du Conseil des ministres , des mesures antiterroristes seront présentées par le gouvernement dont certaines visant internet, a réaffirmé Bernard Cazeneuve. Il se rend mardi à Lille au Forum international «sur la cybersécurité» en compagnie de son homologue allemand Thomas de Maizière. »

Voir l’article complet ici

 

 

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